Fatigué de gravir des montagnes (enfin, parfois une piste cyclable suffit !) tous les matins sur votre vélo classique ? Halte à la sueur, à la cape d’invincible qui colle au dos ! Et si vous offriez à votre bicyclette adorée une nouvelle jeunesse… électrique ? Voici l’astuce inattendue pour passer au vélo électrique à moindre coût, sans lâcher votre fidèle destrier ni faire sauter la banque.
Pourquoi électrifier son propre vélo ? (Et non, ce n’est pas juste pour épater les collègues…)
- Pour beaucoup de cyclistes, changer de vélo, c’est une question de place, d’attachement sentimental, ou simplement de budget : on n’a pas toujours envie de voir débarquer un nouveau bolide dans le garage.
- Antoine Galonnier, fondateur lyonnais de « A fond Gaston », le martèle : plutôt que d’investir dans un vélo électrique clinquant, on peut transformer son modèle actuel grâce à un kit d’électrification. Peu importe la valeur de la monture (150 € ou 1 500 €), tout le monde y trouve son compte… à une exception près : les cadres en carbone, qui sont un peu trop fragiles pour s’offrir ce coup de jus. Désolé à ceux qui rêvaient de doper leur bolide façon Tour de France.
Un geste écologique, un portefeuille ravi
- Pourquoi produire du neuf alors que nos garages regorgent déjà de vélos qui ne rêvent que d’une électrification facile ? Jérôme Gaymard de la start-up Virvolt pose la question qui fâche… et qui bouge les lignes. Réutiliser son vélo et le doper écolo, c’est faire un joli pied-de-nez aux enjeux environnementaux du moment.
- Côté finances, la différence est loin d’être anecdotique : un kit d’électrification coûte entre 750 et 1 200 €, alors qu’un vélo à assistance électrique neuf flirte en moyenne avec les 1 749 €. Et, cerise sur le guidon, des subventions locales peuvent venir alléger la note. Autrement dit, plus besoin de supplier son banquier ni de renoncer à ses vacances à cause d’un achat impulsif…
Electrifier, mode d’emploi version start-up (et sans tomber à la renverse)
- Plusieurs start-up françaises se partagent la route : chez « A fond Gaston », on transforme votre vélo via une roue arrière motorisée et une batterie reliée à un petit ordinateur de bord. Tarif : entre 790 et 1 090 € (selon l’autonomie), pose comprise dans leur réseau d’ateliers dans de grandes villes comme Lyon, Paris ou Toulouse. Leur credo ? Etre présents partout en France.
- Virvolt propose une expérience similaire, avec un kit entre 820 et 860 €, mais aussi une version survitaminée avec moteur au pédalier (pour les amateurs de pentes raides), allant de 1 180 à 1 220 €, pose incluse – pour l’instant à Paris, mais bientôt dans d’autres villes.
- Pas envie de bouger ? Teebike, à Nice, propose une roue avant connectée, avec batterie et moteur intégrés, à installer soi-même (même les moins bricoleurs y arriveront !) en quelques minutes. Pilotable via une appli smartphone, vendue 750 €, elle se transporte de vélo en vélo au sein de la famille. Attention toutefois aux fourches trop fines ou aux freins à tambour : incompatibles, c’est leur petit caprice.
Pour ceux qui redoutent de se transformer en haltérophile du dimanche, rassurez-vous : ces kits ajoutent environ 5,5 kg pour la roue Virvolt, ou 7,3 kg pour le moteur au pédalier, soit moins que la majorité des vélos électriques classiques.
Prudence et bon sens : roulez branché, mais en sécurité !
- Le succès est là : depuis le déconfinement, les commandes ont explosé (chez « A fond Gaston », x10 en un an ! Teebike a doublé son activité, Virvolt a déjà 250 kits installés pour 2020). D’autres noms suivent, comme Beebike à Nantes ou Monspad à Paris.
- Mais la prudence est de mise. Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub), prévient : passez par un prestataire fiable ! Un professionnel saura refuser d’électrifier un cadre inadapté ou de céder à la tentation du débridage. D’ailleurs, la réglementation impose : assistance uniquement quand on pédale, arrêt au-delà de 25 km/h, et puissance limitée à 250 watts.
- Sur Internet, des kits à tout petit prix pullulent sur eBay ou AliExpress. Mais attention : qualité aléatoire, risques d’accident, et une facilité à débrider ces modèles qui ferait pâlir un douanier…
Conclusion : Adapter son vélo, c’est malin, tendance et responsable. Alors, on garde l’œil sur la qualité, la sécurité… et surtout, on n’oublie pas de sourire dans les côtes. La montée est toujours plus douce avec un coup de pouce électrique !
La passion du vélo, c’est aussi le plaisir de partager. Si vous aimez autant en parler que pédaler, pourquoi ne pas proposer à votre tour un article ? Plus on est de cyclistes fous, plus on rit !

Loïc roule depuis toujours, d’abord par nécessité, puis par passion. Entre sorties vélo le week-end et quelques échappées en moto, il a développé un goût pour les belles routes et les chemins moins fréquentés. Good Bike est son carnet de route numérique, un espace pour partager simplement ce qu’il découvre et teste au fil des kilomètres.






