Frisson dans l’air et déferlantes à l’horizon : cet hiver, aussi bien Nazaré que le North Shore d’Hawaï s’apprêtent à vivre des vagues à réveiller Poséidon. Les géants de l’Atlantique et du Pacifique mettent tout le monde – surfeurs, badauds et autorités – en état d’alerte. Pas le moment d’aller piquer une tête la fleur au fusil…
Nazaré en mode extrême : quand la côte portugaise se hérisse
- Date fatidique : entre le 3 et le 6 décembre, Nazaré pourrait être frappée de plein fouet par une houle d’une puissance rarement vue.
- Les premières modélisations météo évoquent rien de moins que des vagues dépassant les 20 mètres de haut – ça fait beaucoup de mousses dans le cappuccino !
Un tel scénario a suffi à déclencher les protocoles de sécurité habituels autour du canyon sous-marin légendaire de Nazaré. Petit rappel pour les non-initiés : la configuration unique de ce canyon amplifie l’énergie venue tout droit de l’Atlantique, offrant un spectacle aussi titanesque que dangereux. Pas étonnant que les observateurs locaux, dont le collectif Gigantes de Nazaré, tempèrent l’enthousiasme des chasseurs de sensations fortes : prudence, car les prévisions pourraient évoluer, même si le potentiel pour un épisode extrême reste « très significatif ».
Autrement dit : même les surfeurs chevronnés feraient bien de resserrer les sangles de leur leash et de garder un œil sur les bulletins météo.
Hawaï : le Pacifique ne baisse pas la vague
Aucune raison de jalouser les Européens : à l’autre bout du Pacifique Nord, les côtes hawaïennes se préparent à leur tour à accueillir des conditions dignes du livre des records. Sur le North Shore d’Oahu, plusieurs spots mythiques pourraient voir défiler des vagues de 40 à 50 pieds – comprenez : 12 à 15 mètres pour ceux qui ont quitté les measures impériales… et ça impressionne tout autant.
Selon les médias spécialisés de l’archipel, cela pourrait se produire lors du week-end de Thanksgiving, là où même la dinde risque d’avoir le mal de mer. Devant l’afflux attendu de locaux, de touristes et bien sûr de surfeurs, les autorités d’Honolulu Ocean Safety n’ont pas traîné : à grand renfort de communiqués, ils avertissent la population. Kerry Atwood, leur porte-parole, prévient :
« La journée s’annonce particulièrement dangereuse. Ces vagues ne sont destinées qu’aux experts. »
Mises en garde sérieuses après un début de saison animé
- Plusieurs incidents ont déjà marqué le démarrage de la saison.
- À Ke Iki Beach, un couple a récemment dû être sauvé après avoir été emporté par une vague imprévue. Plus de peur que de mal, mais l’avertissement est limpide.
Les sauveteurs locaux insistent : le moindre set inattendu peut transformer une balade tranquille en bord de mer en piège mortel pour les curieux, même les plus aguerris. Il est donc vivement recommandé :
- de rester dans les zones surveillées ;
- de bannir les points de vue improvisés juste en haut de la crête, surtout lorsque l’océan gronde de toute sa puissance.
La tentation est grande, on le sait bien. Surtout quand toutes les régions ne sont pas équipées de webcams, et que la fameuse « photo du matin » devient alors l’outil indispensable pour prendre la mesure des monstres marins du jour. Oui, c’est souvent cette image matinale qui évite à plus d’un surfeur de prendre un vol direct pour un mauvais quart d’heure.
Conclusion : même les aventuriers ont leurs limites
L’hiver s’annonce donc sportif ET prudent pour les amateurs de sensations fortes et pour tous ceux qui aiment regarder la mer se fâcher. Que ce soit sur la côte portugaise ou au bord du Pacifique hawaïen, la règle d’or reste la même : ne sous-estimez jamais la puissance de l’océan. Prenez le temps de consulter les bulletins, respectez les consignes de sécurité, et si vous tenez vraiment à garder les pieds au sec, contentez-vous (au moins une fois) de la traditionnelle photo du matin – parfois, elle vaut bien mieux qu’un surf hasardeux.

Loïc roule depuis toujours, d’abord par nécessité, puis par passion. Entre sorties vélo le week-end et quelques échappées en moto, il a développé un goût pour les belles routes et les chemins moins fréquentés. Good Bike est son carnet de route numérique, un espace pour partager simplement ce qu’il découvre et teste au fil des kilomètres.






